Les BTS MUC/MCO à l’Institut Jean Vigo

Les étudiants de BTS MUC deuxième année et MCO1 accompagnés de leurs professeurs Karine Berjoan, et Eliane Roelens  se sont rendus à l’Institut Jean Vigo ce mardi 3 décembre au matin  pour assister à la projection du film  « Frontières » de la jeune cinéaste burkinabé Apolline Traore.

La question des frontières fut déjà posée lors d’une précédente sortie  avec le film mexicain « Rêves d’or » du jeune réalisateur Espagnol Diego Quemada-Díez, qui racontait le périple de trois jeunes adolescents. Cette thématique d’une brulante actualité, nous l’avons retrouvée avec cette fois-ci  le voyage initiatique de trois femmes africaines sur les routes de l’Afrique de l’Ouest. Ces femmes courageuses et vaillantes n’ont au départ qu’un seul souhait : commercer dans une zone de libre échange et passer d’un pays africain à un autre.

Mais c’est sans compter sur les archaïsmes, les corruptions et les attitudes patriarcales voire machistes des gardes frontaliers, des policiers et des pilleurs.

Difficile de conserver sa dignité de femmes dans un tel environnement quand tout est fait pour que ces vaillantes commerçantes payent dans tout les sens du terme : rackettées, violées et trompées.
Si ce film nous interpelle sur  la dure réalité africaine, il est aussi une belle leçon de solidarité voire de sororité. Au final, ces femmes parties sur les routes en solitaires se retrouvent en communion dans l’adversité.

Il est aussi un beau voyage sur le continent africain et nous pouvons admirer les paysages du Sahel, les girafes qui les traversent et la côte avec cette très belle séquence de ces femmes  sur la plage qui se soutiennent en observant la mer.
Road movie, certes mais aussi un bel exemple de voyage initiatique et de leçon d’humanité.
Un débat s’ensuivit qui a permis à nos étudiants de dépasser nos propres frontières  et de se sensibiliser à d’autres réalités.
La leçon de ce beau film de résistantes rejoint le proverbe africain :
Seul on avance plus vite, ensemble, on va plus loin.


Que soient  ici remerciés l’Institut Jean Vigo, la Ligue des droits de l’homme et la Région Occitanie qui nous permettent depuis de nombreuses années  d’accompagner nos étudiants dans cette démarche citoyenne et d’ouverture aux autres et au monde.

Article écrit par Karine Berjoan et Eliane Roelens

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