Le BTS NDRC1 et la section BTS MUC/MCO à l’Institut Jean Vigo

Les étudiant(e)s  des trois équipes accompagné(e)s de leurs professeur(e)s  ont repris ce matin du 5 mars 2020 le chemin conduisant à l’Institut Jean Vigo afin d’assister à la projection du film « Made in Banglasdesh » de Rubaiyat Hossain.

Ces équipes poursuivent la réflexion déjà initiée lors de la projection le mardi 3 décembre 2019 lors de la projection du film  « Frontières » de la jeune cinéaste burkinabé Apolline Traore.

S’interroger sur la mondialisation de l’économie, sur la condition faite aux femmes dans certaines contrées, sur les archaïsmes, les corruptions et sur les conditions de notre propre consommation sont des thématiques qui sont chères à ces équipes non seulement pour donner corps à leurs enseignements d’économie, de droit, de management et de mercatique mais aussi pour mener une vraie réflexion citoyenne.

Dans le film « Made in Bangladesh » sorti en décembre 2019 en France et qui a reçu le prix Arte Kino international, la jeune réalisatrice a mené durant trois ans des recherches sur la condition difficile des ouvrières au Bangladesh et s’est appuyé sur le rude et juste combat d’une jeune femme qui lasse de subir des conditions désastreuses de travail, des rémunérations au lance pierre, des humiliations à  répétition décide de se rapprocher d’une ONG afin de créer une structure syndicale pour protéger les droits des femmes et la dignité de ses camarades ouvrières.

Un film haut en couleurs, des femmes lumineuses et des structures et des conditions de travail  archaïques. Le film rappelle avec beaucoup de réalisme que des millions de femmes sont employées pour fabriquer nos vêtements et que leurs conditions salariales et de travail sont plus que déplorables. Il dit aussi que l’existence d’un droit de travail peut n’être que de façade et que la demande de son application peut rester lettre morte.
Il dit aussi que même si des femmes sont fragilisées par des menaces et des maltraitances, elles doivent œuvrer pour que ces infamies cessent. Les personnages sont touchants et le rythme s’apparente à un thriller.A la fin, l’héroïne Shimu par un stratagème courageux arrive à ses fins : fonder un syndicat dans son entreprise qui aidera les ouvrières à faire respecter leurs droits. Malgré les menaces de la direction de l’usine et le désaccord de son mari qui n’hésite pas à l’enfermer dans sa maison, elle ira jusqu’au bout de son combat et obtiendra la création de son syndicat. Et le film se termine ainsi, on en sort à regret, et comme le disait lors du débat un étudiant on voudrait en savoir plus et la suivre encore. Un film lumineux à l’instar de ces femmes pleines de vie et de courage.

Que soient ici remerciés l’Institut Jean Vigo, la Ligue des droits de l’homme et la Région Occitanie qui nous permettent depuis de nombreuses années  d’accompagner nos étudiants dans cette démarche citoyenne et d’ouverture aux autres, à la pluralité des cultures et des économies et  aux femmes des autres contrées.

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