Festival du film judiciaire

La projection du film  JUSTICE EST FAITE d’André Cayette – France – 1950 a été suivi d’un débat.

Le film raconte l’histoire d’Elsa Lundenstein, qui comparaît devant les Assises de Versailles pour avoir mis fin aux jours de son amant qui, atteint d'une maladie incurable, l'avait supplié d'abréger ses souffrances. Sept jurés vont la juger. Ces sept jurés doivent juger en leur âme et conscience, mais la décision qu'ils vont prendre sera tributaire de leur âge, de leur milieu social, des préoccupations et des drames qu'ils ont vécus pendant le procès... Pourtant justice est faite.

Quelques acteurs : Claude Nollier, Noël Roquevert, Valentine Tessier Raymond Bussières Jacques Castelot

Ce film a reçu le Lion d’or de la Mostra de Venise en 1950 et l’Ours d’or à la  Berlinale en 1951.

On assiste au démontage du mécanisme du jury et à l'analyse du comportement des jurés prisonniers de leur vie personnelle, de leurs habitudes, de leurs tendances secrètes. Le débat entre jurés consiste à comprendre si Elsa a tué son mari pour mettre fin à sa souffrance ou si elle l'a tué par intérêt personnel, étant amoureuse d'un autre homme. Elsa étant d'origine étrangère, les jurés peuvent être influencés par leurs préjugés dans la France de 1950, quelque peu empreinte de xénophobie et de christianisme. Le film montre la faillibilité du jury et donc de la Justice et l'incertitude quant aux circonstances atténuantes ou aggravantes d'un homicide ou d'un assassinat. Le jury s'avère être influençable.

Un débat a suivi au cours duquel M. Philippe LAFLAQUIERE et Maître Isabelle Pallure ont pu répondre aux questions des élèves sur leur rôle respectif,  sur la composition des jurys d’assises, le choix des jurés … et l’euthanasie.

Marie-France Rodriguez et Francis Kamokoué